Nouveau cas de vache folle en France

En 2012, on estimait que la maladie de la vache folle avait fait 224 victimes humaines indirectes, dont 173 d’entre elles au Royaume-Uni.

Un cas de vache folle a été confirmé le 24 mars dernier, la maladie est apparue chez une vache de 5 ans dans une ferme des Ardennes. Le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll a déclaré que ce dernier avait été identifié lors d’un test.

Pas de risques pour le consommateur

Le ministre a également tenu à réassuré les français en déclarant qu’il n’y avait aucun risque pour les consommateurs français car les parties possiblement affectées ont été détruite dans les abattoirs. Cependant, il a ajouté que ce problème pourrait affecter les exportations françaises en raison du fait que l’indice de risque, déterminé par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), pourrait être modifié. La maladie de la vache folle est une maladie touchant le cerveau du bétail et pouvant, si elle est transmise à un homme, provoquer la maladie de Creutzfeldt-Jakob, une maladie dégénérative chez l’homme causant la mort.

Une maladie contrôlée

C’est dans les années 1990 qu’il a été découvert que la maladie de la vache folle pouvait être transmise aux humains qui avaient mangé de la viande infectée, suscitant l’inquiétude générale à l’époque. Néanmoins, après avoir également découvert que la maladie était liée à l’utilisation de farines animales issues de cadavres d’animaux, tous les pays décidèrent d’établir des mesures de protection qui ont par la suite permis d’empêcher la maladie de se propager de la même manière. Les données de l’OIE montrent que le nombre de cas déclarés a baissé. Quelques cas isolés ont été référencés, le dernier en France datant de 2011. En 2015, on a recensé 6 cas dans le monde : en Irlande, au Canada, en Norvège, en Slovénie et deux cas au Royaume-Uni. Le déclin de la maladie reste tout de même très important puisqu’en 2000 on en recensait 1 957, 561 en 2005 et 125 en 2008.

Quelles conséquences ?

Une centaine de bovins vont être abattus dans le mois, en accord avec la procédure en vigueur, pour éviter tout risque. «  Sur le marché des exportations, il y a certains pays qui ne prendront pas le risqué » déclare Antoine Gautier, analyste chez Offre et Demande Agricole, « il est probable que certains imposent un embargo à la France. Les prix vont donc augmenter. »

La France a exporté 915 millions d’euros de bœuf l’année. Depuis le récent cas déclaré dans les Ardennes, le statut de la France est passé de « risque négligeable » à « risque contrôlé », il faudra attendre les semaines et les mois prochains pour constater l’impact de cet événement.